Le grand malentendu de la reconnaissance au travail

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Un article bien inspiré de manager-go.com évoque le douloureux sujet de la reconnaissance au travail. Voici ce que nous en avons retenu.

  • Le besoin de reconnaissance au travail n’est pas une vue de l’esprit. Ce besoin peut être un moteur puissant comme un frein rédhibitoire à la performance si il est frustré. Pour près de 2 salariés sur 3 la reconnaissance au travail est une priorité avant même le niveau de salaire.
  • « Donne moi un signe que tu as vu le travail que j’ai réalisé et que je suis un collaborateur qui compte » pourrait être le titre de ce billet de blog. Les salariés, contrairement à ce que croient beaucoup de managers, ont avant tout besoin d’être considérés, de recevoir régulièrement des marques de confiance, du feed-back.
  • Les managers sont trop souvent à côté de la plaque. Un des principaux problèmes : leur manque d’empathie. Ils ne parviennent pas à se mettre à la place de leurs collaborateurs et ne perçoivent pas la nécessité d’apporter un feed-back régulier. Et si ce n’était que cela ! Beaucoup de managers seraient pétris de croyances erronées. Non les lauriers n’endorment pas, nous dit l’auteure du billet. Non, dire merci ce n’est pas perdre la face. Non, ajoute-t-elle, dire merci n’est pas s’exposer à une demande d’augmentation.

« Donne moi un signe que tu as vu le travail que j’ai réalisé et que je suis un collaborateur qui compte »

Le point de vue de Combo

Clairement, la reconnaissance est une véritable demande que nous avons toujours observée. Depuis des années, lors des formations, les participants s’expriment librement et nous disent toutes leurs frustrations. Il n’est quasiment jamais question d’argent mais bel et bien de reconnaissance. La reconnaissance vient rapidement au centre des échanges, notamment lors des formations sur la gestion de conflits et de management. Manque de reconnaissance et conflits sont très liés, mais les collaborateurs n’en ont pas forcément conscience, ils ne savent pas forcément mettre le doigt sur leur malaise. Même chose pour les managers : il est bien difficile pour eux de reconnaître le symptôme et de dire les mots « reconnaissance au travail ».

Dans la même veine,  nous avons un jour conduit un débat d’une heure chez un client sur le thème « Dire bonjour ». Nous pensions que c’était de l’acquis. Loin de là : dans cet entreprise, une charte avait dû être mise en place pour que les collaborateurs se disent bonjour ! Lors des formations, nous réapprenons aux managers, mais pas seulement, à dire bonjour, merci, à se montrer poli et respectueux. Tout cela semble tellement évident quand on l’écrit et pourtant tellement fragile dans notre réalité quotidienne.

Nous vous invitons à aller plus loin en parcourant l’ouvrage de Christophe Laval http://www.amazon.fr/Plaidoyer-pour-Reconnaissance-au-Travail/dp/2954013206

Instructif et passionnant !